Les élections locales sont, depuis toujours, l’occasion pour les Français de procéder à un rééquilibrage politique, après les élections Nationales.
Les scrutins des 9 et 16 mars ont confirmé cette pratique, qui d’ailleurs soulève d’autres questions et réflexions.
Mais nous avons également du faire face à plusieurs phénomènes : la démobilisation de notre électorat, qui a exprimé son impatience et parfois ses doutes, les attaques contre la personne du Président, la stratégie suicidaire de François Bayrou.
Le résultat n’est pas bon : à l’échelon National, dans les communes de plus de 3500 habitants, la gauche obtient 49,5 % des suffrages contre 47,9% à la droite et au centre. Nous perdons 43 communes de plus de 20 000 habitants.
Quelles leçons tirer, à tous les niveaux, avec lucidité et dans l’unité ?
Depuis le début de la campagne, nous avons dit qu’on ne saurait tirer des leçons nationales d’un scrutin local. Les élections municipales ne remettent en cause, ni la légitimité du Président, ni celle de la majorité.
Il ne faut dons pas se laisser entrainer dans cette direction ou veut nous conduire la gauche.
Pour autant, nous avons senti des impatiences, des déceptions. Nous avons vu que la multiplicité des chantiers ouverts rendait parfois peu lisible le sens de l’action menée.
Et les Français nous ont rappelé nos objectifs : le plein emploi, la juste récompense du travail, la remise en ordre de nos finances, la réhabilitation du respect et de l’autorité, le soutien à une économie qui donne du pouvoir d’achat…
Il faut donc continuer d’agir vite, pour obtenir rapidement des résultats.
L’heure ne doit pas être aux doutes, aux reculades, aux tergiversations.
L’heure est à l’action. A l’explication, à la pédagogie, à la vérité également car, les Français ne doivent rien ignorer de la situation de notre pays, ni du contexte économique international.
Une action qui doit reposer sur plusieurs piliers : la modernisation de notre économie et de notre marché de l’emploi, la transposition de l’accord des partenaires sociaux sur le contrat de travail, la sécurisation des retraites, le redressement de l’assurance maladie, la poursuite, avec le budget 2009, du retour à l’équilibre des finances publiques.
Le calendrier parlementaire des mois à venir s’inscrira tout entier dans cette ambition.
La feuille de route est claire. Notre devoir est de continuer d’agir.
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